mercredi 3 avril 2013

Sélection pour le Prix de l'Illustration Jeunesse 2013

Illustrations de François Soutif
Kaléidoscope, 2012 

Il semblerait que le loup ait eu raison de la maison en briques. Car le revoici, fourchette et couteau à la main, tout près du but. À moi les trois petits cochons ! 
Ah, mais François Soutif veut donner une dernière chance aux frérots avant que le loup n’en fasse tout un plat… La bonne blague !… grâce à la pliure de son livre, il réussit, in extremis, à les sortir du mauvais pas. 


Quelques mots de l'auteur :
Comme Tralalère (2011) qui mettait en scène ogre et Poucet se courant après au fil d'un album en accordéon, Bouh! explore la même veine de personnages «vedettes» des contes aux prises avec la forme du livre. 
La célébrité des situations et des personnages étant telle, j'ai imaginé ces deux livres sans texte et sans décor, focalisant plutôt mon travail sur l'expression des personnages, la fantaisie de la poursuite et le jeu avec le livre. 
Comme la plupart de mes livres, celui-ci à été réalisé à la gouache. 
Vous pouvez trouver plus d'informations sur François Soutif en consultant son blog : francoissoutif.blogspot.fr



La chanson de Richard Strauss (réserver le livre dans les bibliothèques de Rueil-Malmaison)
Illustrations d'Alexandra Huard, texte de Marcus Malte
Sarbacane, 2012 

C'est d’abord une histoire d’amitié. Entre deux petits garçons, qui ont les mêmes blouses, les mêmes jeux, les mêmes bleus. L’un joue parfois du violon, l’autre joue souvent avec son chien.
Et puis à la radio, une voix se met à cracher la haine, de plus en plus fort, une histoire de race, cette fois. Bientôt, les bruits de bottes remplacent les jeux.
Et un matin, à l’aube, Richard est emmené.



Quelques mots de l’illustratrice :
Lorsque les éditions Sarbacane m'ont demandé d'illustrer La chanson de Richard Strauss de Marcus Malte, j'ai d'abord été très flattée. L'histoire m'a beaucoup émue. Qu'on puisse me proposer un si beau texte alors que je débutais dans la profession était une belle preuve de confiance de la part de mes éditeurs.
Ensuite, quand il a fallu commencer à dessiner, je me suis rendue compte que le texte m'intimidait beaucoup, autant pour son fond, l'histoire de la Shoah est dure à aborder, que pour sa forme, la chanson,  tout en poésie, en suggestions. Pour me rassurer, j'ai visionné énormément de vidéos d'archives datant de la seconde guerre mondiale en Europe. Cela m'a permis de bien observer les habits, les intérieurs, l'architecture.
Il fallait par contre que je trouve un moyen d'illustrer le climat de guerre et de peur en restant subtile. Comme le texte ne mentionne jamais ni Hitler, ni les nazis, car il est raconté à hauteur d'enfant, je devais rester dans l'évocation aussi. J'ai choisi de montrer la guerre par des symboles évocateurs dans le ciel, car la menace à d'abord longtemps planée sans être tout à fait réelle, sans rentrer dans les villes. Puis elle s'est insinuée dans les esprits, je la dessine alors dans les ombres, sur le sol et les murs. 
Vous pouvez trouver plus d'informations sur Alexandra Huard en consultant son blog : alexandrahuard.blogspot.fr





Le grand papa et sa toute petite fille  (réserver le livre dans les bibliothèques de Rueil-Malmaison)
Illustrations de Samuel Ribeyron, texte de Cathy Hors
Milan, 2011 

Un très grand monsieur devient papa d'une toute petite fille. Alors que le papa montre à sa fille ce qu'il voit d'en-haut, cette dernière va lui faire découvrir ce qu'elle contemple d'en-bas.
Une histoire émouvante et pleine de poésie sur la relation père/fille, portée par de très belles illustrations et mise en valeur par un format original tout en hauteur. 


Quelques mots de l’illustrateur :
Lorsque les éditions MILAN m'ont contacté pour illustrer le texte de Cathy Hors, j'ai été tout de suite très touché. Je venais d'apprendre que j'allais pour la première fois devenir papa d'une toute petite fille. Quelle coïncidence ! C'est un grand chamboulement dans une vie, il faut accepter l'inconnu, affronter ses doutes et réfréner ses fantasmes. Cette histoire parle de tout ça à la fois. 
Ce mélange des sentiments s'est malgré moi traduit dans mes images; certains éléments sont juste esquissés, alors que d'autres très dessinés. J'ai mélangé des collages, des papiers peints et de vielles gravures. Je me suis juste imposé un code couleur. J'ai souhaité un univers graphique pastel, tendre, riche et foisonnant, comme l'émotion qui nous submerge lorsque l'on voit son enfant pour la toute première fois, et l'amour, qui d'un seul coup, nous lie pour toujours.
Vous pouvez trouver plus d'informations sur Samuel Ribeyron en consultant son blog : www.samuelribeyron.blogspot.fr




L'invité (réserver le livre dans les bibliothèques de Rueil-Malmaison)
Illustrations et texte de Marie Dorléans
Baron perché, 2011

Un beau jour, le héros de ce livre a une drôle d’idée… 
Il décide d’inviter un cheval chez lui !
Jour après jour, son nouvel ami va prendre de plus en plus de place, jusqu’à l’envahir complètement. Comment faire, alors, pour penser à autre chose ?





Interview de l’auteure:
L’Invité, d’où vient-il ? Comment cette idée, je veux dire ce cheval, est arrivé dans votre tête ?   
J’ai grandi avec des chevaux alors ils ont toujours été bien présents dans ma tête puisque je les apercevais à chaque réveil lorsque j’ouvrais mes volets ! Nous avions également une petite ponette lorsque j’étais enfant et ma mère s’amusait parfois à la faire rentrer dans la maison. J’ai donc déjà pris le thé avec un cheval ! Mes amis aimaient toujours beaucoup venir chez moi car ils n’avaient généralement pas ce type de compagnie chez eux ! Nous passions pour de doux fêlés mais je crois que j’aimais bien cela ! L’idée de ces pensées qui vont, qui viennent et que nous laissons tranquillement s’étirer en nous m’est très familière. J’ai souvenir, petite, d’avoir passé des heures entières à me laisser balader par mes rêveries... J’adorais cela !  Je convoquais et révoquais à ma guise des pensées loufoques ! 

Est-ce votre façon personnelle de faire, avec vos invités? 
J’habite dans un tout petit appartement et il est vrai que lorsque j’ai plus de 3 invités en même temps on se retrouve vite «hors cadre» ! Cela fait partie du charme des petits espaces ! Quand au rituel du thé, j’ai découvert, en arrivant à Strasbourg, les joies du «café kuchen» ce qui, peut-être, m’a inspiré quelques passages de mon histoire ! 

Pendant vos études aux Arts Déco (Strasbourg), avez-vous travaillé l’illustration jeunesse en particulier ? Aviez-vous déjà écrit des histoires ? 
Oui, aux Arts Déco, j’ai travaillé essentiellement l’illustration jeunesse même si les exercices m’ont aussi amené à penser des histoires pour un public adulte... ce que j’ai également beaucoup apprécié ! Mais je dois avouer que j’ai une nette attirance pour l’album jeunesse... j’y crois beaucoup et c’est vraiment là que j’ai envie de mettre mon énergie ! Avant L’invité, j’ai imaginé et illustré d’autres histoires qui n’ont pas encore trouvé d’éditeurs ! J’ai également des idées plein mes tiroirs que je dois maintenant travailler, repenser pour les rendre intéressantes ! 

Quelle technique avez-vous utilisé pour illustrer L’invité ? 
J’ai utilisé un stylo noir très fin pour le décor et le personnage que je souhaitais volontairement gris et très fouillés. Pour le cheval, j’ai découpé sa forme dans du papier canson pour pouvoir avoir un aplat parfait sans contour. Je souhaitais absolument qu’il contraste avec le reste... qu’il soit vraiment une intrusion, une apparition qui ne serait pas faite du même bois que le reste !




Le livre des moi (réserver le livre dans les bibliothèques de Rueil-Malmaison)
Illustrations de Solenn Larnicol, texte d'Alain Serres
Rue du Monde, 2011

C'est un délice d'être enfin seul, et c'est tellement bon d'être parmi les autres ! Mais voilà qu'ils nous agacent déjà. On s'isole un peu... et on a très vite besoin d'eux !
Du flamant rose à la grenouille, en passant par l'hippocampe, l'oiseau et la tortue, les animaux se racontent à la première personne.


Quelques mots de l’illustratrice :
Pour cet album et son histoire ce fut assez magique car j'étais encore étudiante lorsque j'ai envoyé ces images a Alain Serres, l'auteur et le directeur de cette merveilleuse maison d'édition qu'est Rue du Monde. J'avais alors dans mon book 5 illustrations qui font désormais partie du Livre des Moi, lorsqu'il m'a appelée pour m'annoncer que l'on allait en faire en livre vous pouvez vous douter que je n'en croyais pas mes oreilles !!!
Au niveau de la technique j'ai voulu travailler en plus grand que d'habitude : j'ai l'habitude de faire des dessins vraiment petits remplis de motifs. Là, mes images sont à tailles réelles dans le livre, c'est a dire format A3, ce qui est pour moi très grand ! J'ai travaille a l'aquarelle et encore de Chine pour obtenir ce noir profond. 
Ce livre est une grande fierté et reste un très bon souvenir. Il s'est construit naturellement et a quatre mains, les images avançant en même remis que les textes. Ce fut une belle aventure qui continue depuis !  
Vous pouvez trouver plus d'informations sur Solenn Larnicol en consultant son blog : solylaisse.blogspot.fr



Le monstre des toilettes (réserver le livre dans les bibliothèques de Rueil-Malmaison)
Illustrations et texte de Saralisa Pegorier
Atelier du poisson soluble, 2011
  
Je n'aime pas les cabinets des grands.
Ils sont au fond du couloir. On est tout seul. Et surtout...
Un petit garçon a besoin qu'Hector, lapin en peluche fidèle et courageux, l'accompagne aux toilettes, à cause du monstre qui s'y cache pour le croquer. Il imagine qu'il faut donc le nourrir. 






Illustrations et texte de Malika Doray
École des loisirs, 2012

Qu’est-ce que ça mange un lapin ? Une soupe de carottes. Et une souris ? Une soupe de gruyère, rien de bien surprenant. La grenouille, elle, mange une soupe de mouches : pas très appétissant ! Et le petit oiseau : des vers de terre ! 
Mais alors, quand le loup arrive, qu’est-ce qu’il mange ?


Quelques mots de l'auteure :
C'est toujours assez jubilatoire de dessiner un loup qui s'énerve  tout à coup! C'est comme lorsqu'on explose pour de vrai, sauf qu'en dessin après, une fois calmé, on ne se sent pas trop bête de s'être énervé! Alors qu'en vrai après on se sent toujours un peu idiot... 
Et puis ce qui m'a plus dans ce livre c'est de dessiner tous ces petits animaux, qui se ressemblent tous, qui sont tous dans le même mouvement, bien sages et qui en même temps en arrière plan, quand on regarde bien, ont chacun leur petite préférence, font chacun leur petite blague dans leur coin, comme à la cantine où tout le monde mange, mais chacun à sa façon, chacun avec sa petite histoire au-delà du menu...
Vous pouvez trouver plus d'informations sur Malika Doray en consultant son site : minisites-charte.fr/sites/malika-doray



Plume (réserver le livre dans les bibliothèques de Rueil-Malmaison)
Illustrations et texte d'Isabelle Simler
Editions courtes et longues, 2012

Plume est un magnifique imagier où le portrait des oiseaux, drôle et stylisé, contraste avec le dessin de ses plumes, fouillé et naturaliste.
On se sent déjà collectionneur, tel le matou malicieux, fou amoureux de ses compères à plumes.





Quelques mots de l'auteure :
L’idée de cet album est née d’une envie inopinée de dessiner des plumes, de prendre le temps de les regarder de très près. 
J’ai tenté d’associer au dessin naturaliste extrêmement détaillé des plumes, un style très épuré pour les oiseaux. Deux modes de représentation, à priori antinomiques, que j’aime assez rapprocher. 
Le chat, nonchalant, est arrivé ensuite, assez naturellement et avec lui une trame narrative en filigrane. J’aime bien l’idée qu’il y ait plusieurs plans, plusieurs chemins à suivre dans un livre. Le chat est intrusif et sort du cadre. Il amène du mouvement et vient semer le trouble dans la galerie d’oiseaux. 
Après avoir travaillé plusieurs années en équipe à l’élaboration de dessins animés (écriture, graphisme et réalisation), l’envie de me plonger dans une aventure plus solitaire et personnelle m’a mené vers l’édition. L’élaboration de ce livre a été un vrai plaisir et l’occasion d’une belle rencontre avec les éditions courtes et longues.
Vous pouvez trouver plus d'informations sur Isabelle Simler en consultant son blog : isabellesimler.com



Plupk  (réserver le livre dans les bibliothèques de Rueil-Malmaison)
Illustrations de Natali Fortier, texte d'Olivier Douzou
Rouergue, 2012

Plupk aime bien l'histoire du Petit Poucet, mais elle est terrible! 
Il finit par se demander si ses parents sont pauvres et s'ils n'imaginent pas le perdre aussi un jour dans la forêt. 
Il pose son livre et sort ramasser des cailloux. Il en trouve un puis un autre un peu plus loin et s'aventure un peu plus loin dans la forêt où il en trouve une grande quantité. Quelqu'un, c'est sûr, s'est déjà perdu ici. 
Au fur à mesure qu'il en ramasse, le petit garçon finit par se perdre.


Quelques mots de l’illustratrice :
J'aime énormément travailler sur les mots d'Olivier Douzou. Il m'amène ailleurs, me promène, me balade... J'ai envie de scruter l'horizon, de plisser les yeux pour voir plus loin.
Pour Plupk, je lui envoyais les dessins au fur et à mesure. Il m'encourageait, alors j'avais le goût de m'enfoncer encore plus profondément dans la forêt. J'ai toujours vu l'arbre comme un animal ou un refuge. Le souffle dans les branches, sa respiration; grognement, hurlement, rassurant ou inquiétant...
J'ai passé presque un an avec Plupk. Ce que j'ai adoré avec lui, c'est que parfois j'étais au niveaux des cailloux, au ras des pâquerettes où tout y fourmille de vie puis je grimpais jusqu'au sommet des arbres. Ma vision passait de la loupe à la jumelle. Je vivais l'aventure en même temps que mon héros.
J'ai travaillé avec plusieurs matériaux pour jouer avec les ambiances : le pastel, le crayon et l'encre.
J'aurais aimé me perdre beaucoup plus longtemps dans cette forêt-là. Je m'y sentais très bien.
Vous pouvez trouver plus d'informations sur Natali Fortier en consultant son site : natalifortier.autoportrait.com




Le secret de Jeanne (réserver le livre dans les bibliothèques de Rueil-Malmaison)
Illustrations de Robin, texte d'Arnaud Alméras
Albin Michel jeunesse, 2011

Jeanne est une grand-mère. Mais elle ne l’a pas toujours été ! Il y a très longtemps, elle était même une toute petite fille avec ses craintes et ses bonheurs. Puis Jeanne a grandi, elle est devenue une jeune femme, une maman, une grand-mère… 

Et la petite fille qu’elle a été est encore en elle, et l’accompagne malicieusement à travers ces grandes étapes de la vie, comme un secret bien gardé…


Quelques mots de l'illustrateur :
Le secret de Jeanne est le 8ème album que j'ai réalisé avec Arnaud Alméras. Ensemble, nous avons raconté des histoires d'amour, des aventures de dragons, des fables… Mais cette histoire est particulière. Arnaud y raconte, par petites touches, la vie d'une dame qu'il connaît. On la découvre petite fille, puis femme et enfin grand-mère. Cette histoire qui évoque le temps d'une vie qui passe peut toucher chacun d'entre nous. Elle nous rejoint aux divers moments de notre vie et nous rappelle ces petits bouts de nous qui nous accompagnent depuis l'enfance. 
Dans mes illustrations, je voulais raconter l'histoire de Jeanne mais surtout laisser de la place au lecteur, pour qu'il puisse se raconter sa propre histoire. J'ai essayé de faire passer la légèreté du texte dans mes dessins. Alors, je les ai dépouillés, simplifiés. Pour ne garder que l'essentiel : le trait. Avec beaucoup de blanc. Et juste une petite tache de couleur : la petite fille en elle… Pour cette tache de couleur, j'ai hésité : bleu ? Orange ? Jaune ? Finalement, ce sera rose fluo. Un rose qui claque. Presque comme une apparition… 
J'espère que les lecteurs seront touchés par la vie de Jeanne et surtout qu'ils complèteront mes images avec leur propre histoire. 
Vous pouvez trouver plus d'informations sur Robin en consultant son blog : robin.gindre.over-blog.com




Simon sur les rails (réserver le livre dans les bibliothèques de Rueil-Malmaison)
Illustrations et texte d'Adrien Albert
École des loisirs, 2012

Depuis qu’il travaille à la fabrique de marteaux, Simon ne voit plus son grand frère aussi souvent qu’avant. Mais ce soir, youpi ! c’est le week-end, et, grâce à son salaire, Simon va se payer un billet de train pour aller chez son frère chéri. Hélas, le train a été annulé ! 
Que faire ? Rien n’arrête un Simon fraternel. Il prend son courage à deux pattes et ses jambes à son cou. Et comme il ne connaît pas bien la route, il décide de suivre la voie de chemin de fer… 

 Quelques mots de l'auteur :
Quand j'aime une œuvre j'ai le désir de me l'approprier de faire comme si j'en étais l'auteur, mais comme lui c'est lui et moi c'est moi, cela donne autre chose et c'est ce résultat qui m'intéresse. Par exemple, l'album Simon sur les rails est l'adaptation d'un passage d'un roman de Robert Walser intitulé Les enfants Tanner
Ce qui m'a tout de suite intéressé dans les livres pour enfant c'est cette notion barbare d'iconotextualité, c'est à dire de se servir de l'interaction entre texte, image et support pour raconter le plus justement et simplement possible une histoire. C'est avec ce souci que je détermine le découpage de mes scènes, le choix des cadrages, le contenu des images, les couleurs, le format du livre, enfin bref tout mon travail d'auteur-illustrateur. Avec pour but ultime produire des livres plaisants qui feront passer de joyeux moments aux enfants.



Les vers de terre mangent des cacahuètes (réserver le livre dans les bibliothèques de Rueil-Malmaison)
Illustrations et texte d'Élisa Géhin
Thierry Magnier, 2012


Dans un monde où les vers de terre mangent des cacahuètes, les oiseaux des vers de terre et les chats des oiseaux, tout se met à dérailler quand un vers de terre, très énervé, avale un chat…

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