jeudi 18 avril 2019

Les collégiens du Prix Gavroche ont rencontré Gwenaële Barussaud

Le jeudi 11 avril, les collégiens de Jules Verne, des Martinets et des Bons Raisins participant au Prix Gavroche sont venus à la médiathèque pour rencontrer Gwenaële Barussaud, l'auteur du roman historique Léo, Tome 1 : Mon secret est une chance.


Durant cet échange avec les élèves, l'auteur a parlé de sa passion pour l'Histoire et notamment pour le Premier et Second Empire ainsi que du travail de recherche qu'elle a fait pour que son roman corresponde à cette période historique.
Les livres ont toujours eu une grande importance pour Gwenaële Barussaud et elle affectionne tout particulièrement les grands auteurs classiques tels que Alexandre Dumas, Stendhal, Guy de Maupassant et Victor Hugo dont la visite de la maison sur l'île de Guernesey l'a inspiré pour l'écriture de Léo. Elle se rappelle que dans une de ses rédactions d'école, elle avait écrit que son rêve était d'écrire des histoires.
Le genre historique est celui qu'elle préfère. Sur la trentaine de livres qu'elle a écrit, jeunesse et adulte confondus, tous se passent sous le Premier ou le Second Empire. Le plus contemporain, Célestine, petit rat de l'Opéra, se situe dans les années 1900. Elle traite beaucoup de cette période car elle apprécie le langage de ce temps et elle souhaite parler du rôle des femmes sous l'Empire. Rueil-Malmaison étant lié à cette époque, un de ses romans, Léonie et le complot impérial, se passe au Château de Malmaison.

Sa visite de la maison de Victor Hugo à Guernesey lui a donné envie d'écrire une histoire sur les exilés de l'Empire se trouvant sur cette île. Sur le bateau du retour, elle a imaginé l'histoire d'une jeune fille faisant le voyage de Paris à Guernesey puis elle a écrit l'histoire qui se déroulait avant cette traversée. Pour cela, elle s'est inspirée d'autres événements qu'elle avait vécus : la visite des usines Menier, son séjour dans un chambre de bonne lorsqu'elle était étudiante, sa relation avec ses filles qui ont environ le même âge que son héroïne.
Le plus dur dans l'écriture de son roman a été d'intégrer des faits historiques qu'elle connaît par cœur du point de vue d'un personnage qui les vit dans le moment présent. Pour coller au plus prêt de son personnage, Gwenaële Barussaud a fait 6 mois de recherches notamment autour du langage et des habitudes de cette période selon les milieux sociaux. Avant d'écrire son livre, elle a établi une chronologie des événements de l'époque dans un carnet afin de voir s'ils coïncidaient avec l'histoire de son héroïne. Elle s'est beaucoup inspirée des photographies prises sous le Second Empire dont celles prises par Victor Hugo qui aimait beaucoup cette nouvelle invention.
Le personnage d’Émilien étant inspiré de Gavroche, elle trouve que c'est un joli hommage que son livre soit nommé à ce prix.

mercredi 17 avril 2019

Saison littéraire : Atelier avec Christine Destours et Kotimi

Le samedi 13 et le dimanche 14 avril, à l'occasion de la Saison Littéraire, la médiathèque a proposé deux ateliers d'illustration avec Christine Destours, illustratrice de l'album Cocotte tricote (Ed. Didier jeunesse), et Kotimi, illustratrice de l'album Bimbim veut qu'on lui obéisse (Ed. Rue du Monde).


Durant ces ateliers, Christine Destours a montré aux enfants son travail de découpage et de collage autour de son album puis elle les a aidés à concevoir leurs animaux en papier découpé.
Le lendemain Kotimi a proposé aux enfants un atelier à l'encre de chine durant lequel ils ont réalisé des portraits à l'aide d'objets de récupération. Si le travail de l'illustratrice vous intéresse, les planches originales de ses albums sont exposés jusqu'au 28 avril sur le pôle jeunesse.  

Voici le résultat de leur travail :



Cliquer sur les photos pour voir plus en détail le travail des enfants

Merci à Christine Destours, Kotimi et aux enfants ayant participé à ces rencontres et rendez-vous le 25 mai pour deux nouveaux ateliers ayant lieu durant le Salon du Livre pour la Jeunesse.

samedi 6 avril 2019

Les collégiens du Prix Gavroche ont rencontré Jérôme Leroy

Le vendredi 15 mars, les collégiens de Marcel Pagnol et des Bons Raisins participant au Prix Gavroche sont venus à la médiathèque pour rencontrer Jérôme Leroy, l'auteur du roman de science-fiction Les filles de la pluie.


Lors de ce moment passé avec les élèves, l'auteur a parlé avec eux de son métier d'écrivain et des sujets qu'il aborde dans son roman.
Ce passionné de livres qui a voulu écrire des romans dès qu'il a appris à lire a édité son premier roman à l'âge de 25 ans. Depuis, il a publié une trentaine d'ouvrages adulte et jeunesse confondus. Il a commencé l'écriture pour pouvoir lire les histoires qu'il ne trouvait pas en librairie.
Son processus d'écriture se passe en deux temps. Tout d'abord, il prend des notes dans des carnets lorsque des idées lui viennent en tête puis, une fois prêt, il écrit son roman sur ordinateur. Pour Les filles de la pluie, la première étape a duré 6 mois et l'écriture a pris 15 jours.

Il trouve ses sources d'inspiration dans le monde qui l’entoure. Il aime notamment parler des problèmes que rencontre notre société actuelle. Ainsi, avec le "grand bouleversement" dans Les filles de la pluie, il évoque la crise écologique et les inégalités sociales en utilisant le genre de la science-fiction et plus particulièrement de la dystopie et de l'anticipation. Ce roman nous amène alors à réfléchir sur le devenir de notre société si rien est fait pour stopper le bouleversement climatique.
Pour raconter cette histoire, il voulait écrire des personnages féminins. Il a donc choisi deux héroïnes complémentaires, l'une remettant beaucoup en question la société dans laquelle elle vit tandis que la seconde est plus posée.
La pluie que l'on retrouve dans le roman est une manière pour lui de symboliser la tristesse de cette nouvelle société qui s'est créée sur une catastrophe.
Le fait de renommer les villes par des numéros représente pour l'auteur un oubli du monde ancien pour reconstruire une société sur de nouvelles bases.

jeudi 4 avril 2019

Saison littéraire : Atelier avec Greg Blondin

Le samedi 30 mars, à l'occasion de la Saison Littéraire, la médiathèque a proposé un atelier d'illustration avec Greg Blondin, illustrateur de la BD Les enquêtes polar de Philippine Lomar (Ed. des Gouttières).


Durant cet atelier, l'illustrateur a appris aux enfants présents à dessiner des personnages inspirés de la BD ou du manga
Voici le résultat de leur travail :


Cliquer sur les photos pour voir plus en détail le travail des enfants

Merci à Greg Blondin et aux enfants ayant participé à cette rencontre et rendez-vous le 13 et 14 avril pour deux nouveaux ateliers avec les illustratrices Christine Destours et Kotimi.
 

lundi 1 avril 2019

Les collégiens du Prix Gavroche ont rencontré Jean-Claude Mourlevat

Le jeudi 14 mars, les collégiens de Marcel PagnolLa Malmaison et Henri Dunant participant au Prix Gavroche sont venus à la médiathèque pour rencontrer Jean- Claude Mourlevat, l'auteur du roman policier Jefferson.


Durant les deux rencontres de la journée, l'auteur a évoqué son parcours en tant qu'écrivain ainsi que ses sources d'inspiration
Après avoir été professeur d'allemand puis travaillé dans le théâtre, Jean-Claude Mourlevat a commencé à écrire il y a une vingtaine d'années sur conseil de certaines personnes de son entourage. Aujourd'hui, il regrette de ne pas s'être mis plus tôt à l'écriture car c'est quelque chose qui a bouleversé sa vie et qu'il aime éperdument faire. Ce n'est pas avant son neuvième roman qu'il a commencé à se considérer véritablement comme un écrivain.
Plus jeune, il aimait beaucoup les romans d'aventure et plus particulièrement Robinson CrusoéRoald Dahl est également un écrivain qu'il affectionne et qu'il a beaucoup lu à ses enfants. Il s'est notamment inspiré de cet auteur pour écrire La troisième vengeance de Robert Poutifard.
Chacun de ses livres lui a demandé un an de travail. Pour ses premiers romans, il écrivait sur des carnets. Pour montrer un exemple, il a apporté les notes qu'il avait prises lors de l'écriture de La rivière à l'envers. Depuis quelques années, il est passé à l'ordinateur, ce qu'il trouve beaucoup plus pratique.


Jefferson est son 16ème roman mais son premier dans un style policier. Après avoir beaucoup travaillé sur le roman fantastique et d'aventure, il voulait explorer un nouveau thème. 
Ce livre est aussi un roman animalier, genre qu'il avait déjà travaillé dans La ballade de Cornebique. Il aime faire de ses personnages des animaux car il lui arrive souvent d'associer des animaux aux personnes qu'il rencontre.
L'inspiration pour ce livre lui vient des histoires que son frère et lui se racontaient tard le soir quand ils étaient enfants. Ils leur arrivaient souvent d'inventer des histoires à double voix et une nuit, il avait commencé la sienne par "Il était une fois un petit hérisson qui allait chez le coiffeur...". 
Il a débuté l'écriture de ce livre sans savoir qui allait être l'assassin. Ce n'est qu'au milieu de l'histoire qu'il a voulu relier l'enquête au sujet de la cause animale. Ce thème est important pour lui car cela fait maintenant 5 ans qu'il est végétarien tout comme ses enfants. C'est d'ailleurs sa fille qui lui a inspiré le personnage de Roxanne.
Pour les illustrations du roman, la maison d'édition a fait appel à deux illustrateurs : Léa d'Andrea qui a réalisé la couverture et Antoine Ronzon qui a dessiné une planche par chapitre.

mercredi 27 mars 2019

Petite pause lectures et dessins du mois de mars 2019

DES LECTURES...

Premier pas de Bob Graham aux éditions Didier jeunesse.
Véritable coup de cœur, cet album est formidable. La petite fille que vous voyez sur la couverture en train de dessiner s'appelle Rose, son petit frère est debout et il est dix heure moins une. C'est important car, alors que Rose « soulève son feutre un instant... », juste une minute, des tas d’événements vont avoir lieu. Certains anodins comme une plume qui tombe d'un nid, et d'autres, essentiels comme... le premier pas d'un petit d'homme.
Bob Graham dessine d'un trait fin, colore joliment avec légèreté ses illustrations dans un grand format. Durant cette minute, Il va dé zoomer l'histoire, du salon de la maison de Rose, jusqu'à la plage qui borde la grande ville en passant par dessus son quartier d'habitation. Il met l'accent sur des personnages émouvants et nous réalisons comme il faut profiter de tous les instants de la vie. Magnifique !


de Aaron Reynolds, illustrations de Peter Brown aux éditions Le Genévrier.
Dans un magasin, attiré par l'éclatante couleur verte fluo de ces « culottes d'enfer si effrayantes ! si confortables !», Jasper le Lapin, qui est grand maintenant, ne résiste pas à l'achat de cette nouveauté, malgré l'hésitation de sa maman.
Hélas dans le noir de la chambre, la nuit, cette culotte se révèle bien trop lumineuse. Jasper l'enferme au fond d'une corbeille. Incroyable, au réveil jasper porte la culotte ! Il la jette, elle revient dans le tiroir de sa commode !!... et ainsi de suite pendant plusieurs nuits. Impossible de se débarrasser d'elle ! Est-ce de la sorcellerie ? Jasper devient nerveux. Il lui faudra beaucoup de courage pour affronter cette étrange affaire de culotte « verte macabre ».
Pour les lecteurs qui aime le frisson de l'aventure ! Pour prolonger le plaisir, on (ré)écoutera « Le matou revient », célèbre chanson de Steve Waring.


Le Cheveu de Julien Perrin & Fred. L aux éditions Alice Jeunesse.
Rire garanti avec cette histoire tirée à quatre épingles ! Des scènes se répètent au salon de coiffure de la savane tenu par le porc-épic : babouin, madame gnou, zèbre, guépard... se succèdent pour être coiffés magnifiquement par cet artiste du cheveu. On tourne la page, « Et voilà le résultat ! », à chaque passage, l'animal est relooké, totalement satisfait.
Un jour, crocodile se présente, sans poils, ni cheveux. Que peut faire pour lui un coiffeur ? Sans vouloir dévoiler le final, ça va faire mal...
Les décors et les animaux sont dessinés dans réalisme impeccable ce qui contraste encore plus quand ils se retrouvent coiffés. La surprise est de taille, vraiment drôle. Cette histoire farfelue est accentuée par des couleurs vives où le bleu et le vert dominent. À chaque animal, une couleur est utilisée en plus, qui chapitre la comédie. Un régal pour les yeux et les zygomatiques.


Rouge de Michel Galvin aux éditions du Rouergue.
Des cailloux et des bâtons colorés, parfaitement dessinés et peints en couverture, m'attirent irrésistiblement. Ils sont magnétiques. Je déplie la couverture et je découvre un tableau où ces éléments sont installés solidement sur un fond blanc laiteux. Leurs volumes sont si bien représentés que l'on serait tenté de vouloir les attrapés pour jouer avec eux. Seules les lettres du mot rouges sont inscrites, elles aussi, comme des sujets indépendants l'un de l'autre. Que doit-on comprendre ? c'est intrigant.
Pages de garde, je retrouve les cailloux et les bâtons en silhouettes sur fond uni bleu avec leurs noms rigolos, Krapadur, Plinette, Scolatine, 'Tivert... Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Je tourne les pages, un sol, vide d'abord et puis un caillou qui roule ! Rouge, mais il ne le sait pas encore. Et puis le jeu arrive. Jeu de construction, d'acrobate de cirque (ils sont bien costumés quand même!), ils s'empilent, se mesurent, s'admirent, se défient. Ils veulent toucher le ciel, d'ailleurs le fond devient bleu, ils s'élèvent vraiment dans l'espace !
Mais le meneur du jeu reprends la main, et décide qu'il faut ranger, seulement, quelqu'un manque à l'appel... 
Michel Galvin relance le jeu en nous interrogeant à la toute fin de l'album, pour recommencer encore et encore cette incroyable histoire.
Bravo l'artiste ! Je ne me lasse pas d'admirer ces personnages si singuliers. Avec eux, on ose, on prends des risques sans jamais se blesser et on s'amuse véritablement.
A voir : Michel Galvin parle de son album sur Youtube

… ET DES DESSINS

https://photos.google.com/u/1/album/AF1QipPKX3Qaqir9HM0lIcHeWiAHxTU7XX1W8xB5sdgg
Cliquez sur la photo pour voir les réalisations des enfants


Merci à Paul, Jules, Eve, Liam, Gustave, Maëlys, Brahim, Fatoumata, Mahamadou, Daniel, Camille et Aroua pour leurs participations.


mardi 5 mars 2019

Prix des Incorruptibles 2018/2019 : Sélection maternelle

Chaque année, la médiathèque s'associe aux écoles de Rueil-Malmaison pour participer au Prix des Incorruptibles.

Le Prix des Incorruptibles, c'est quoi ?

L'objectif de l'association des Incorruptibles est de susciter l'envie et le désir de lire des plus jeunes à travers des actions lecture autour d'une sélection de livres.

Pour être Incorruptibles, les jeunes lecteurs, de la maternelle au lycée, s'engagent à : 
• lire les ouvrages qui ont été sélectionnés 
• se forger une opinion personnelle sur chacun des livres 
• voter pour leur livre préféré

En 2018, pour la 29ème édition du Prix, 464 518 jeunes lecteurs répartis dans plus de 8 000 établissements scolaires et périscolaires à travers toute la France, les DOM/TOM et à l’étranger ont lu les livres sélectionnés et élu, parmi eux, leur titre préféré.

Sur le site de l’association, vous pourrez trouver les sélections et les lauréats des années précédentes ainsi que des animations autour des sélections de cette année.